Natalie Dessay - La flute enchantée
Vidéo envoyée par midu92

La Flûte enchantée, K. 620, en allemand Die Zauberflöte, est un opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart, sur un livret d’Emanuel Schikaneder.

allez,un peu de musique qui élève les coeurs et les âmes...
quand la colère débouche sur une cascade de notes très pures...

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quelques nouvelles de moi...

ça fait longtemps que je mûris le projet maintenant.
il ne me manquait qu'un petit coup de pouce du destin.

je vais changer de travail...non pas de métier,mais de poste,de rythme,d'hôpital.

fini le travail de nuit:
une dizaine d'années à son service m'a déglinguée la santé...fatigue chronique,hypertension déclarée (et traitée c'est ça le pire,ma p'tite diastolique se piquant d'être à 2 chiffres),troubles du sommeil...
bref,l'impression d'une usure prématurée de mon organisme.

fini ce poste dans cet hôpital:
je crois qu'il vaut mieux que je change d'air avant d'être dégoûtée du métier.

derniers épisodes de Mediocritéland:
l'AS (toujours la même) se vexe parce que j'ai changé le drap d'un patient mort avant la venue de la famille,drap qu'elle estimait assez bien et que moi,je ne voyais pas assez propre (un jour je parlerai de ma maniaquerie à ce sujet)
elle fait la gueule puis 1 heure plus tard,devant un patient qui frissonne violemment (décharge septique),comme elle entreprend de la changer au mépris du bon sens (c'est vraiment pas le moment),comme elle le découvre,lui qui a si froid,j'arrive et le recouvre aussi sec...elle se fâche comme une reine outragée,fiche le camp et disparait près d'une heure.
là,ma colère monte,monte...
je suis quelqu'un qui doit toujours se maîtriser dans son métier,cela déteint forcément sur ma vie quotidienne...
donc toujours calme...il m'en faut beaucoup pour que je perde ce calme,mais quand la colère me prend,c'est assez dévastateur.
quand elle est revenue,l'orage a éclaté:bref et violent,je l'ai vue éberluée...et se soumettre tout de suite.
ensuite,j'ai fait un tour pour me calmer,2 volées d'escaliers,quelques coups de pieds et poings dans des portes isolées,sans personne pour me voir ou m'entendre.
quand je suis revenue,j'avais le contrôle de mes nerfs,mais je n'ai plus parlé le temps que mon adrénaline soit revenue à un taux normal.
il vaudrait mieux que je me fâche souvent et que ce soit moins violent...ça me fatigue trop.
bon,une qualité (ou encore un défaut ?) quand même:je ne suis pas rancunière,une fois que c'est passé,c'est passé.
quant à l'AS,on pourrait croire qu'elle se tient sur ses gardes...?
que nenni...
quelques jours plus tard,elle a "oublié" de me dire qu'il y avait eu une entrée...il faut le faire quand même....
j'étais occupée dans une chambre,elle était à l'infirmerie en train de téléphoner à sa copine.
je suis sortie de la chambre,je l'ai vue,j'ai fait encore quelques bricoles,puis comme c'était l'heure,je suis allée manger à l'office;puis quand j'ai eu fini (elle m'avait rejointe pendant ce temps-là),au moment de me lever,elle me dit:
-tu vas voir l'entrée ?
-quelle entrée ???...(je crois dur comme fer que c'est une blague)
-ben..l'entrée quoi,celle qui est arrivée tout à l'heure..
-c'est une blague...?
-non,non,j'te jure,elle est là...
-et depuis quand ???
-heu...tout à l'heure,quand tu étais chez mr X....je pensais que tu savais!
-et comment j'aurais su ??....j'ai vu personne,même pas le dossier !!
-heu...ben,je croyais que tu étais au courant...
là,j'ai senti à nouveau les prémices d'une grosse colère,alors j'ai filé non sans lui jeter un regard meurtrier.
effectivement,une dame était sur le lit: sans sonnette,la perfusion sous l'oreiller,même pas couverte d'un drap,
elle avait été posée là comme un sac à pommes de terre par les ambulanciers,qui s'étaient présentés à l'AS qui elle, s'était contenté d'un chiffre:le numéro de la chambre....elle était au téléphone madame...
j'ai demandé à la voisine depuis combien de temps elle était là : à peu près 1 heure....
cet incident est resté sans conséquence,la patiente n'ayant pas besoin d'oxygène et étant aphasique..(!)..
l'aide-soignante est venue toute mielleuse essayer d'expliquer l'inexplicable: elle avait zappé la patiente.
et moi,j'ai serré les poings tellement j'avais envie de la taper.
car encore une fois,s'il était arrivé quelque chose,c'est moi qu'on serait venu chercher.

donc,basta,je jette l'éponge...j'ai décidé de partir.
je sais qu'il existe des supers aides-soignantes ailleurs,j'en ai déjà rencontré,il faudra que j'en parle d'ailleurs.
je sais qu'il existe d'autres postes plus harmonieux avec des gens qui veulent bien travailler.
je sais que je suis en train de me perdre dans cette ambiance-là,délétère,où bien bosser est mal vu et où je ne dois sans cesse compter que sur moi.
j'ai été assez patiente,j'ai tout essayé pour améliorer les choses,mais il n'y a rien de pire que la force d'inertie,et là je sens que je passe plus de temps à maîtriser mes nerfs qu'à penser à mon travail.

du fait de l'absence de cadres,de médecins etc...ou d'autres témoins,le duo soignant de nuit est comme un couple:
s'il y a une bonne entente,vous aimez le travail de nuit,c'est vraiment très chaleureux comme ambiance,très complice.
mais si la discorde survient,les tensions dégénèrent vite et c'est le cercle vicieux,puisqu'il n'y a personne pour relativiser et...personne tout court.
il faut donc que l'une des deux parte,et ce sera moi.

donc,j'ai demandé ma mutation dans une autre région,dans un autre hôpital,dans un service de jour.
les circonstances de ma vie familiale s'y prêtent : destin ?
j'ai sauté le pas.

je relaterai sur ce blog toutes les étapes de ce changement.
ce sera peut-être intéressant à suivre.

la nouvelle vie d'une infirmière hospitalière.....