03 avril 2008

quand le médicament se fait lourd

De tous les médicaments possibles et imaginables de par le monde et depuis la nuit des temps,il y en a un qui se distingue entre tous par son nom,son pouvoir et par les sentiments mêlés qu'il suscite : je veux parler de la morphine. déjà ce nom d'abord:au départ c'était pour faire allusion à Morphée,le dieu grec des rêves,la somnolence voire le sommeil étant bien souvent induit par la prise de ce médicament.mais,en prononçant le mot "morphine",on entend aussi le phonème "mor"... comme la mort...et... [Lire la suite]
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24 janvier 2008

parlez moi de mort (III)

cette nuit,on m'a parlé de mort.des patients bien sûr.un homme,une femme. l'homme a la bonne quarantaine,jeune père d'un bambin qui va sur ses 2 ans.au travail,il est tombé d'une échelle,et devant ses douleurs dorsales qui ne passaient pas,on lui a fait un scanner.et là,on est tombé sur un cancer du poumon déjà bien installé.depuis qu'on le lui a dit,il a une réaction atypique:il le dit à tout le monde.il se promène en fauteuil roulant,sort pour aller fumer,et au moindre regard croisé,il claironne:"bonjour,on vient de me... [Lire la suite]
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01 octobre 2007

parlez moi de mort (II)

en triant mes souvenirs,je peux dire que je suis passée par 4 étapes avant d'arriver à écouter quelqu'un qui me parlait de la mort,de la sienne bien sûr.je vais donc brosser un petit tableau de ces étapes qui m'ont vu évoluer vers quelque chose de plus serein dans mon métier. 1ère étapequand un(e) patient(e) me dit "je crois que je vais mourir bientôt",je reçois ces mots comme une agression;en fait,j'ai peur...c'est tout juste si je ne fais pas un petit signe de superstition pour conjurer le mauvais sort...c'est tout... [Lire la suite]
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01 octobre 2007

parlez moi de mort (I)

il y a une chose à savoir,c'est que les personnes hospitalisées pensent toutes plus ou moins à la mort;cela peut être une idée aussi légère qu'un froissement d'ailes de papillon,mais cela peut être aussi lourd que du plomb parfois. l'isolement soudain dans une chambre,la perte des repères familliers,la sensation de vulnérabilité,tout ceci a, sans aucun doute, une influence à l'émergence de cette Idée-là.on peut me dire "meuh non,pas pour un bras cassé,ou une entorse..."eh bien si,même là.."et si je ne me réveillais... [Lire la suite]
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